Par Pr Pascal MONIN
Responsable du master information et communication à l’USJ
Article paru le vendredi 09 mai 2008 dans l'Orient-le-Jour
Durant toute son histoire, le Liban a vécu tantôt une période de guerre, tantôt une période de paix, mais toujours provisoire ou fragile. La guerre de 1975 a théoriquement pris fin, les canons se sont tus, mais 33 ans plus tard, la paix ne règne toujours pas.
«Il existe une tentation extrêmement subtile et dangereuse de confondre la paix avec la simple absence de guerre, écrit le père Dominique Pire. Définissons la paix positive comme étant le commencement de la compréhension mutuelle, du respect et de l’appréciation de l’autre en tant que différent de nous. La paix positive, c’est ce que j’appelle la coexistence des esprits et des cœurs. Cette définition de la paix positive vaut tout autant pour la paix entre groupes, nations, blocs… que pour la paix entre individus.»
Ainsi, le Liban a payé, au moins depuis 1840, un lourd tribut entaché de sang, de souffrances et de larmes, pour sa survie, pour cette paix toujours hypothétique.
Et malgré le très lourd bilan humain, matériel et moral de la guerre destructrice de 1975-1990, les Libanais n’ont pas encore tiré les conséquences qui s’imposent ou appris grand-chose de ces épreuves et traumatismes…
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